Normes WLTP

Le scandale du DieselGate de septembre 2015 a révélé des fraudes sur les tests anti-pollution et ainsi des mesures erronées sur les émissions de CO2, des émissions de substances polluantes (particules…) et les consommations de carburant. Ces tests étaient alors effectués en laboratoire sous le protocole d’homologation NEDC (New European Driving Cycle ou Nouveau cycle européen de conduite) apparu dans les années 1970.
L’Union Européenne, les Etats Unis et la Chine poursuivent la réduction des émissions de CO2.

Le nouveau cycle WLTP a été déployé depuis le 1er septembre 2017. Il est devenu le cycle de test officiel des nouveaux modèles.
A partir de septembre 2018, tous les véhicules neufs y compris les modèles déjà commercialisés seront concernés. Et à compter de janvier 2019 les plaquettes d’informations des véhicules feront apparaitre les nouvelles mesures et non plus celles du cycle NEDC.

Les tests de la norme WLTP se déroulent en laboratoire sur des bancs à rouleaux, comme ceux du cycle NEDC qu’ils remplacent. En revanche, ils se déroulent avec une température de départ de 14°C au lieu de 20 à 30°C. Le temps passé à l’arrêt ne représente plus que 13% contre 25% de la durée totale du cycle qui dure 30 min contre 20 min précédemment. La vitesse moyenne passe de 34 à 46,6 km/h sur 23 km plutôt que 11 km. La vitesse de pointe gagne 10 km/h à 131 km/h. Les mesures provenant de ces nouveaux tests seront donc plus proches des conditions réelles d’utilisation.

Les constructeurs ont la tâche difficile de travailler sur les rejets de Nox d’ici 2023. Les véhicules devront limiter leurs émissions de Nox à 80mg/km.
La commission Européenne autorisera les homologations jusqu’à 2021 pour tous les véhicules jusqu’à 168mg/km de Nox.
Ce seuil sera abaissé à 120mg/km en 2022 pour respecter en 2023 les 80 mg/km de Nox.

Pour le moment nous n’avons pas de visibilité sur les nouvelles dispositions fiscales qui seront mise en place par le gouvernement pour suivre ces évolutions.