Pour les RH, le véhicule de fonction est un véritable levier de recrutement, de fidélisation et d’attractivité. En 2026, cet avantage devient encore plus stratégique, car les règles sociales et fiscales en vigueur favorisent nettement le véhicule électrique par rapport aux motorisations thermiques ou hybrides. Pour un salarié, cela peut signifier un avantage en nature moins lourd dans son imposition. Pour l’entreprise, cela peut aussi réduire la pression fiscale sur la flotte. Tout le monde est gagnant !
Un véhicule de fonction électrique peut améliorer l’attractivité du package RH
En France, les règles applicables aux véhicules électriques de fonction sont beaucoup plus favorables. L’arrêté du 25 février 2025 prévoit que, pour les véhicules électriques mis à disposition jusqu’au 31 décembre 2027, les frais d’électricité payés par l’employeur pour la recharge ne sont pas pris en compte dans l’évaluation de l’avantage en nature.
Le même texte prévoit aussi un abattement de 70 % sur l’évaluation de cet avantage, dans la limite de 4 641,60 € par an (pour 2026), pour les véhicules éligibles au dispositif. Concrètement, cela signifie qu’à voiture comparable, un véhicule de fonction électrique peut générer un avantage en nature plus faible qu’un modèle thermique ou hybride.
Pour le salarié, cela réduit mécaniquement la base soumise à cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Pour les RH, c’est un argument très concret à intégrer dans une proposition d’embauche ou dans une politique de fidélisation, car le véhicule électrique peut offrir un meilleur équilibre entre attractivité perçue et coût social réel.
Recharge : un avantage très fort pour le salarié, sans alourdir automatiquement l’avantage en nature
Le deuxième point clé, souvent sous-estimé, concerne la recharge. L’article 4 du même arrêté prévoit que lorsque la borne de recharge est installée sur le lieu de travail, l’avantage en nature résultant de son utilisation à des fins non professionnelles est évalué à zéro, autrement dit, la recharge sur site mise à disposition par l’employeur ne vient pas gonfler l’avantage en nature du salarié.
Le texte prévoit aussi des modalités spécifiques, favorables jusqu’au 31 décembre 2027, lorsque la borne est installée en dehors du lieu de travail, notamment en cas de prise en charge de l’achat, de l’installation ou d’autres frais associés. Pour les RH, c’est un point majeur : la recharge devient un élément de confort, sans se traduire automatiquement par une hausse proportionnelle de charges sociales pour le salarié.
Pour l’entreprise, l’électrique renforce la cohérence RH, flotte et finance
L’intérêt du véhicule électrique ne s’arrête pas au bulletin de paie. En 2026, les véhicules 100 % électriques restent exonérés de la taxe annuelle CO₂ sur l’affectation des véhicules de tourisme. À cela s’ajoute le malus CO₂ à l’immatriculation, qui démarre à présent à 108 g/km.
Pour les RH, cela change la lecture du véhicule de fonction. C’est un avantage socialement plus efficient, fiscalement plus cohérent et mieux aligné avec les objectifs RSE de l’entreprise.
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